Que sont les saints chrétiens d’après la Bible ?

Question : « Que sont les saints chrétiens d’après la Bible ? »

Réponse : Le terme saint vient du grec hagios, qui signifie « consacré à Dieu, saint, sacré, pieux ». Il est presque toujours utilisé au pluriel, « saints » : « Seigneur, j’ai appris de beaucoup tout le mal que cet homme a faits à tes saints à Jérusalem » (Actes 9.13), « Comme Pierre parcourait tout le pays, il descendit aussi rendre visite aux saints qui habitaient à Lydde » (Actes 9.32), « C’est ce que j’ai fait à Jérusalem. J’ai jeté en prison beaucoup de chrétiens » (Actes 26.10). Il n’est employé au singulier (en grec) qu’une seule fois : « Saluez chacun des saints en Jésus-Christ. » (Philippiens 4.21) Ce terme est employé 67 fois au pluriel, contre un seul au singulier, qui implique d’ailleurs également plusieurs personnes : « chacun des saints » (Philippiens 4.21).

Le terme « saint » désigne un groupe de personnes mises à part pour le Seigneur et son Royaume. Il y a trois passages qui parlent de la piété des saints : « Accueillez-la dans le Seigneur d’une manière digne des saints » (Romains 16.2), « Il l’a fait pour former les saints aux tâches du service en vue de l’édification du corps de Christ » (Éphésiens 4.12), « Que l’immoralité sexuelle, l’impureté sous toutes ses formes ou la soif de posséder ne soient même pas mentionnées parmi vous, comme il convient à des saints » (Éphésiens 5.3).

On voit donc que sur le plan biblique, les « saints » sont le corps de Christ, les chrétiens, l’Église. Tous les chrétiens sont considérés comme saints, mais aussi appelés à être saints. 1 Corinthiens 1.2 le dit clairement : « à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été conduits à la sainteté par Jésus-Christ, appelés à être saints. » Les termes « sanctifié » et « saint » sont tirés de la même racine grecque que le terme couramment traduit par « saints ». Les chrétiens sont saints en vertu de leur lien avec Christ. Ils sont appelés à être saints, à aligner leur vie quotidienne de plus en plus sur leur position en Christ. Tels sont la description et l’appel biblique des saints.

Quel rapport avec la compréhension catholique des « saints » ? Apparemment aucun. Dans la théologie catholique, les saints sont au ciel, alors que dans la Bible, ils sont sur terre. Dans l’enseignement catholique, une personne ne devient sainte qu’en étant « béatifiée » ou « canonisée » par le pape ou un évêque éminent. Dans la Bible, toute personne ayant accepté Jésus-Christ par la foi est sainte. Dans la pratique catholique romaine, les saints se voient adresser des prières font l’objet d’une vénération, parfois même d’adoration. Dans la Bible, les saints sont appelés à vénérer, à adorer et à prier Dieu seul.

Source

Mahomet – La légende

L’islam a son prophète Mahomet qui n’a rien prophétisé et qui n’a laissé aucune trace de son passage sur terre.

En effet en analysant l’historicité de Mahomet selon la méthode historique, il n’est pas possible de démontrer qu’il ait réellement existé.

Il n’y a aucune source primaire :

  • Aucun témoin oculaire;
  • Aucune œuvre d’art contemporaine;
  • Aucun artéfact contemporain;
  • Aucune carte contemporaine;
  •  Aucun livre contemporain;

Il n’y a aucune source secondaire, c’est-à-dire

  • Aucune personne ayant connu personnellement les témoins oculaires;
  • Aucune personne en mesure de constater les faits rapportés;
  • Aucune personne en mesure d’émettre des opinions sur des sources primaires;
  • Aucune personne en mesure de créer des documents basés sur les sources primaires.

Il est impossible de situer dans l’histoire les batailles rapportées par l’histoire musulmane. Pis encore, on invente des faits à rebours.

Mahomet  (571 – 632)

Né à la Mecque, aurais fait un voyage nocturne sur le dos de sa Bouraq (sourate 17, 1) le la Mosquée Al-Harâm à la Mosquée Al-Aqsâ.

Mahomet né en 571 à la Mecque qui n’existait pas à l’époque. Donc pour camoufler le fait on essaie de faire passer Makoraba pour l’ancienne Mecque.

Mahomet mort en 632, et les travaux de construction de la Mosquée Al-Aqsâ de son voyage nocturne ont débuté plus de 35 ans après sa mort.

Plus on fouille sur l’islam, plus on découvre que c’est une religion basé sur le mensonge.

L’imposture du Coran

Les musulmans sont tenus de croire que le Coran est descendu d’Allah, incréé, parfait et sans erreur. La seule façon pour un musulman de croire cette bêtise, car s’en est une, c’est de ne pas avoir lu le Coran ou de l’avoir lu avec un esprit dénué de critique. Cela tranche avec la parole de Jésus qui dit Mathieu 7,7 « Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l'on ouvrira à qui frappe. »

Alors selon la parole de Dieu qui est Vérité, nous allons chercher la vérité à savoir: est-ce que le Coran est le livre parfait?

Quelques erreurs théologiques évidentes du coran

  1. Sourate 9, 30Les Juifs disent: «’Uzayr est fils d’Allah» et les Chrétiens disent: «Le Christ est fils d’Allah». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse! Comment s’écartent-ils (de la vérité)?Affirmer cela démontre une profonde méconnaissance de la foi juive. Les juifs n’ont jamais reconnu Jésus-Christ comme fils de Dieu. Ils ont voulu le lapider et l’ont fait crucifier. Aujourd’hui encore, ils attendent le Messie.
  2. Selon le coran, la Trinité serait constituée de dieu, de Jésus et de Marie. Sourate 5/116: « (Rappelle-leur) le moment où Allah dira: « Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens: « Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah?» Il dira: « Gloire et pureté à Toi! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire! Si je l’avais dit, tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. »Affirmer cela démontre une profonde méconnaissance de la foi chrétienne. La Trinité est Le Père, Le Fils (Jésus-Christ) et le Saint-Esprit (Paraclet)
  3. La sourate 2, 62 et sourate 5, 73 se contredisent
    Sourate 2, 62: « Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens (les chrétiens), et les sabéens, quiconque d’entre eux a cru en Allah au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n’éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé. »

    Sourate 5, 73: « Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent: «En vérité, Allah est le troisième de trois.» Alors qu’il n’y a de divinité qu’Une Divinité Unique! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux. »

    Alors… les Chrétiens vont au ciel ou en enfer ?

  4. Sourate 9, 111: «Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait: Et c’est là le très grand succèsPur mensonge, nulle part dans l’évangile Dieu ne commande le djihad. Matthieu 5, 45-46 «Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton proche, et tu haïras ton ennemi. Et moi je vous dis: Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin que vous deveniez enfants de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes
  5. Sourate 33, 42-43: «O vous qui croyez! Évoquez Allah d’une façon abondante, et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour. C’est lui qui prie sur vous, – ainsi que Ses Anges -, afin qu’Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants. »Allah prie qui au juste… une autre divinité… ?
  6. L’auteur du coran confond Marie mère de Jésus et Marie la sœur d’Aaron. Sourate 19,28 «Sœur de Hârûn, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée».

    Le problème c’est que la seul Marie qui a pour frère Aaron, c’est Marie sœur de Moïse, née 1400 ans Av J.-C.

    Exode 15,20: Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit à la main un tambourin, et toutes les femmes virent à sa suite avec des tambourins et en dansant.

    Nombres 26,59: Voici les familles de Lévi; la famille des Lobnites, la famille des Hébronites, la famille des Moholites, la famille des Musites et la famille des Coréites. Caath engendra Amram, et le nom de la femme d’Amram était Jochabed, fille de Lévi, que sa mère enfanta à Lévi en Egypte; elle enfanta à Amram Aaron, Moïse et Marie, leur sœur.

Nous pourrions continuer longtemps. On voit bien que par ces simples passages que le coran est loin d’être le livre parfait et incréé. C’est un livre d’homme, imparfait et haineux (Voir l’article suivant sur les versets abrogés et abrogeant).

Prières de Sainte Catherine de Sienne XXV, XXVI

XXV – Prière faite à Rocca di Tentennano, chez la comtesse de Salimbeni, le 26 octobre 1378.

(Les deux dernières prières ne se trouvent pas dans la version latine.)

1. O Puissance du Père, aidez-moi; Sagesse du Fils, éclairez mon intelligence; douce Clémence du Saint Esprit, embrasez-moi et unissez-vous mon cœur. Je confesse, ô Dieu éternel, que votre puissance est toute puissante pour délivrer l’Église, pour sauver votre peuple et le retirer des mains du démon, pour faire cesser la persécution contre la sainte Église, et me donner la victoire et la force contre tous mes ennemis. Je confesse que la sagesse de votre Fils, qui estime même chose avec vous, peut éclairer mon intelligence et celle de votre peuple, et dissiper les ténèbres de votre douce Épouse. Je confesse, ineffable Bonté de Dieu, que la Clémence du Saint Esprit, que votre ardente charité veut unir et enflammer en vous mon cœur et les cœurs de toutes les créatures raisonnables.

2. Puisque vous le savez, le voulez et le pouvez, je vous adjure, par votre puissance, ô Père éternel, par la sagesse de votre Fils unique et par son précieux Sang, par la clémence du Saint Esprit, le feu, l’abîme de la charité qui a cloué et percé votre Fils sur la Croix, je vous adjure de Faire miséricorde au monde et de renouveler dans votre sainte Église l’union, la paix et l’ardeur de la charité. Oui, je ne veux pas que vous tardiez davantage. Je vous demande que votre infinie Bonté vous force à ne pas fermer l’œil de votre miséricorde sur votre sainte Épouse, doux Jésus, Jésus Amour.

XXVI – Prière faite par sainte Catherine, après le terrible accident qu’elle éprouva dans la nuit du lundi de la Septuagésime, lorsque sa famille la pleura comme morte.

1. Dieu éternel, mon bon Maître, qui avez formé le vaisseau du corps de votre créature avec le limon de la terre; ô très doux Amour, vous l’avez formé d’une chose si vile, et vous y avez mis un si grand trésor, l’âme faite à votre image et ressemblance, ô Dieu éternel! Oui, mon bon Maître, mon doux Amour, vous êtes le maître de faire et de refaire, de briser et de refondre ce vase fragile comme le voudra votre Bonté.

2. O Père, moi votre misérable servante, je vous offre de nouveau ma vie pour votre douce Épouse. Vous pouvez, toutes les fois que le voudra votre Bonté, me séparer de mes sens et m’y ramener toujours d’une manière de plus en plus douloureuse, pourvu que je voie la réformation de votre douce Épouse, la sainte Église.

3. Je vous recommande cette Épouse, Dieu éternel; je vous recommande aussi mes fils bien-aimés, et je vous prie, ô Père suprême, s’il plaît à votre miséricordieuse bonté de me retirer enfin de mon corps, je vous prie de ne pas les laisser orphelins, mais de les visiter par votre grâce et de les faire vivre morts dans la vraie et parfaite lumière. Unissez-les ensemble par les liens de votre douce charité, afin qu’ils meurent anéantis dans cette douce Épouse.

4. Je vous prie, ô Dieu éternel, qu’aucun ne me soit ravi: pardonnez nous toutes nos fautes; pardonnez-moi mon extrême ignorance et la grande négligence que j’ai à me reprocher envers votre Église, puisque je n’ai pas fait tout ce que j’aurais dû et pu faire pour elle. J’ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi; je vous offre et vous recommande mes fils bien-aimés, car ils sont mon âme; et, s’il plaît à votre Bonté de me faire rester dans mon corps, Médecin suprême, guérissez-le, réparez-le; car il est tout déchiré. Donnez, Père éternel, donnez-nous votre douce bénédiction. Ainsi soit-il.

Appendice

Dieu frappe à la porte de la volonté de Marie
« O Marie, tu deviens le livre dans lequel aujourd’hui est écrite notre règle. En toi, aujourd’hui, est écrite la sagesse du Père éternel; en toi, aujourd’hui, se manifeste la force et la liberté de l’homme.
Si je considère, Trinité éternelle, ton grand dessein, je vois que dans ta lumière tu as vu la dignité et la noblesse de la race humaine; et ainsi, comme l’amour te contraignit à tirer l’homme de toi-même, ce même amour te contraint à le racheter, car il s’était perdu. Tu as montré de façon admirable ton amour pour l’homme avant même que celui-ci n’existât, quand tu as voulu le tirer de toi-même uniquement par amour; mais tu lui as montré un plus grand amour en te donnant toi-même, en t’enfermant aujourd’hui dans la fragilité de son humanité. Que pouvais-tu lui donner de plus que te donner toi-même? C’est donc en toute vérité que tu peux lui dire: «Qu’aurais-je dû ou qu’aurais-je pu faire pour toi que je ne l’aie fait?»
Ainsi, je vois que ce que ta sagesse, en ce grand et éternel dessein, a vu devoir être fait pour le salut de l’homme, ta clémence a voulu le faire et, aujourd’hui, ta puissance l’a réalisé.

Quelle façon as-tu trouvée, Trinité éternelle, pour que, fidèle à ta vérité, tu fis miséricorde à l’homme et que toutefois ta justice fût satisfaite? Quel remède nous as-tu donné? Oh, le voici, le remède adapté: tu as déterminé de nous donner le Verbe, ton Fils unique; tu as voulu qu’il prit le poids de notre chair qui t’avait offensé, pour que, en souffrant dans cette humanité, il satisfasse à ta justice, non en vertu de l’humanité, mais en vertu de la divinité qui lui est unie. Et ainsi fut accomplie ta vérité et furent satisfaites la justice et la miséricorde.

O Marie, je vois ce Verbe qui t’est donné être en toi et néanmoins il n’est pas séparé du Père, de même que la parole que l’homme a dans l’esprit, bien que proférée et communiquée aux autres, ne le quitte pourtant pas et n’est pas séparée de son cœur. En tout cela se manifeste la dignité de l’homme, pour qui Dieu a fait de si grandes choses.

En toi, Marie, se manifestent aussi, en ce jour, la force et la liberté de l’homme, puisque, après la décision de réaliser un si grand dessein, un ange t’est envoyé pour t’annoncer le mystère du dessein divin et chercher l’approbation de ta volonté; et le Fils de Dieu ne descend pas en toi avant que tu n’y consentes par un acte de ta volonté. Il attendait à la porte de ta volonté que tu lui ouvres parce qu’il voulait venir en toi; et il n’y serait jamais entré si tu ne lui avais pas ouvert en disant: Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.

O Marie, la divinité éternelle frappait à ta porte; mais, si tu n’avais pas ouvert la porte de ta volonté, Dieu ne se serait pas incarné en toi.
Honte à toi, ô mon âme, qui vois qu’aujourd’hui Dieu, en Marie, a établi avec toi des liens de parenté. Aujourd’hui il t’est montré que bien que tu aies été créée sans toi, tu ne seras pas sauvée sans toi.
O Marie, mon doux amour, en toi est écrit le Verbe qui nous donne la doctrine de vie; et toi, tu es le livre qui nous présente cette doctrine. »

Des Orations de sainte Catherine de Sienne, O.P.
(Écrite pour le jour de l’Annonciation 1379)

Préparé par l’Institut de Spiritualité:
Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin
Embrasse Jésus abandonné, aimant et aimé

« Chère sœur en Jésus. Moi, Catherine, servante des serviteurs de Jésus, je t’écris en son précieux sang, désireuse que tu t’alimentes de l’amour de Dieu et que tu t’en nourrisses, comme au sein d’une douce mère. Personne, en fait, ne peut vivre sans ce lait!

Qui possède l’amour de Dieu, y trouve tant de joie que chaque amertume se transforme en douceur, et chaque fardeau devient léger. Il ne faut pas s’en étonner, parce que, en vivant dans l’amour, l’on vit en Dieu: “Dieu est amour; qui est dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui”.

Vivant en Dieu donc, on ne peut avoir aucune amertume, parce que Dieu est délice, douceur et joie infinie!

Voilà pourquoi les amis de Dieu sont toujours heureux! Même si nous sommes malades, pauvres, affligés, tourmentés, persécutés, nous sommes dans la joie.

Même si toutes les langues médisantes parlaient mal de nous, nous ne nous en préoccuperions pas; mais nous nous réjouissons de toute chose et sommes heureux, parce que nous vivons en Dieu, notre repos, et nous goûtons le lait de son amour. Comme l’enfant tête le lait du sein de sa mère, nous aussi, amoureux de Dieu, puisons l’amour en Jésus crucifié, en suivant toujours ses traces et en cheminant avec lui sur la voie des humiliations, des peines et des injures.

Nous ne cherchons pas la joie sinon en Jésus, et nous fuyons toute gloire qui ne soit pas celle de la croix.

Embrasse donc Jésus crucifié, en élevant à Lui le regard de ton désir! Contemple l’amour enflammé pour toi, qui a conduit Jésus à verser son sang par tout son corps!

Embrasse Jésus crucifié, aimant et aimé, et tu trouveras en lui la vraie vie, parce qu’ Il est Dieu qui s’est fait homme. Que ton cœur et ton âme brûlent du feu de l’amour, puisé en Jésus en croix!

Tu dois ensuite devenir amour, en regardant l’amour de Dieu, qui t’a tant aimée, non parce qu’Il avait quelque obligation envers toi, mais par pur don, mu seulement par son ineffable amour.
Tu n’auras pas d’autre désir que de suivre Jésus! Comme ivre de l’Amour, tu ne feras plus attention au fait d’être seule ou en compagnie: ne te préoccupe pas de tant de choses, mais seulement de trouver Jésus et de le suivre!
Cours donc, Bartoloméa, et ne reste plus à dormir, parce que le temps passe vite et n’attend pas un seul instant!
Reste dans le doux amour de Dieu.
Doux Jésus, Jésus amour. »

Des “Lettres” de Ste Catherine de Sienne (1347-1380)
(lettre n. 165 à Bartolomea, épouse de Salviato de Lucque).

Prière

O Amour inestimable! Tu nous illumines de ta sagesse, pour que nous puissions nous connaître nous-mêmes, connaître ta vérité et les ruses subtiles du démon.
Par le feu de ton amour, allume en nos cœurs le désir de t’aimer et de te suivre dans la vérité.
Toi seul es l’Amour, digne seulement d’être aimé!

(de Ste Catherine de Sienne)
FIN DU DIALOGUE

Prières de Sainte Catherine de Sienne XXII, XXIII, XXIV

 XXII – Prière faite à Borne, le jour de la Circoncision, à la recommandation d’un Cardinal dominicain, pour obtenir la circoncision des pécheurs endurcis.

1.- O Dieu souverain, ineffable Amour, Feu éternel qui éclairez les âmes, qui les embrasez du souffle de votre charité et qui détruisez en elles, autant que vous le pouvez tout ce qui vous est contraire, l’amour vous a forcé de nous donner la vie, et de vous révéler à nous pour l’honneur et la gloire de votre nom; ce même amour vous a forcé de revêtir notre mortalité pour nous retirer de nos égarements, et c’est aujourd’hui surtout que parait cet amour.

2. Pour enseigner l’humilité à ceux que vous aimez, vous vous êtes rendu accessible à la douleur: vous qui avez fait la loi, vous vous y êtes soumis. Que l’homme rougisse clone de la dureté de son cœur, et de la violation de la loi que vous lui avez donnée, puisque vous, notre Dieu, vous avez voulu l’observer. Vous nous avez montré aujourd’hui en vous le néant de notre humanité, pour que nous apprenions à nous anéantir en vous. Vous avez souffert, pour nous racheter et nous renouveler dans l’amour de votre Passion, afin que nous puissions à votre exemple souffrir avec courage.

3. Que toute âme se fonde et se perde dans votre amour, ô Créateur, ô Dieu véritable, qui avez tiré l’homme de vous-même pour qu’il vous connût, vous aimât et vous suivit comme son unique fin. Et nous avons résisté à tant de bienfaits; ô Majesté éternelle! nous avons osé nous éloigner de vous. Encore aujourd’hui, votre bonté présente à nos âmes l’anneau de votre charité pour en faire ses épouses, si elles veulent accepter les conditions qui les fout participer à votre éternité.

4. Aujourd’hui, vous avez donné à mon âme la rémission de ses péchés, par l’intermédiaire de votre ministre, dont la puissance est la vôtre. Vous m’avez créée sans moi, mais vous ne pouvez me sauver sans moi; et c’est par la prière et la confession que j’ai obtenu de votre Vicaire la rémission de mes péchés. Votre indigne servante vous en remercie, Seigneur; et puisque votre grâce m’a purifiée, ô mon Amour et mon Dieu, je vous conjure de faire miséricorde au monde, et de l’éclairer, pour qu’il reconnaisse votre Vicaire dans la pureté de la foi, et qu’il le suive à la clarté de votre lumière.

5. Donnez aussi à votre Vicaire un cœur courageux et tout revêtu de votre sainte humilité. Je vous le demande avec instance, et je ne cesserai de le demander à votre bonté, ô mon Amour, jusqu’à ce que vous m’ayez exaucée. Manifestez en lui votre vertu; que son âme virile brûle sans cesse de vos saints désirs, qu’elle soit pénétrée de votre humilité, et qu’elle agisse avec votre douceur, votre charité, votre pureté, votre sagesse; qu’elle attire à lui l’univers tout entier. Oui, donnez à votre Vicaire l’abondance de votre vérité, afin qu’il connaisse ce qu’il était par lui-même et ce que vous êtes en lui par votre grâce.

6. Éclairez aussi ceux qui le combattent et qui résistent au Saint Esprit et à votre toute-puissance par l’incirconcision de leur cœur. Frappez à la porte de leurs âmes, car ils ne peuvent se sauver sans vous. Pour les convertir, ô mon Dieu, réveillez la vie en eux, et que votre amour ineffable vous force, dans ce jour de grâce, à amollir leur dureté, afin qu’ils reviennent à vous et qu’ils ne périssent pas puisqu’ils vous ont offense, ô Dieu de souveraine clémence, punissez sur moi leurs offenses. Voici mon corps, je vous l’offre, je vous le livre comme une enclume ou leurs fautes doivent être détruites.

7. Seigneur, vous avez donné à votre Vicaire un cœur naturellement fort, je vous demande humblement que vous donniez aussi à son intelligence une lumière surnaturelle qui le porte à la vertu et l’empêche de tomber dans l’orgueil. Détruisez tout amour-propre en lui, en nous et dans tous vos ennemis, afin que nous puissions nous réconcilier avec eux lorsque vous aurez adouci leur dureté, et qu’ils se seront soumis à votre obéissance.

8. Je vous offre ma vie, maintenant et quand il vous plaira; utilisez-la pour votre gloire. Je vous supplie, par les mérites de votre Passion, de purifier votre Épouse de ses anciennes souillures, et de retrancher de son sein les rameaux stériles. Ne tardez pas davantage, je vous en conjure, ô mon Dieu. Je sais que vous pouvez par la force redresser à la longue les branches difformes de vos ennemis; mais hâtez-vous, éternelle Trinité: puisque vous avez fait quelque chose de rien, il ne vous sera pas difficile de vous servir de ce qui existe, et d’en retrancher le mal. Je vous recommande mes enfants, et je présente à votre Majesté sainte celui par le ministère duquel vous vous êtes aujourd’hui donné à moi. Donnez-vous aussi à lui; renouvelez-le à l’intérieur et à l’extérieur, afin que tous ses actes soient conformes à votre bon plaisir. Daignez m’exaucer et recevez mes actions de grâces, ô Vous, le Béni dans tous les siècles des siècles! Ainsi soit-il.

XXIII- Prière faite par sainte Catherine pendant l’extase qui suivit sa communion, le jour de la Conversion de saint Paul, en 1377. Elle fut recueillie par le bienheureux Raymond, son confesseur.

Cette prière ne se trouve pas dans la version latine.

1. O Trinité éternelle, Dieu unique, Dieu un en essence et trine en personnes, permettez-moi de vous comparer à une vigne qui a trois rameaux. Vous avez fait l’homme à votre image et ressemblance. Par les trois puissances qu’il, a en son âme, il ressemble à votre Trinité et à votre unité. Et pour ajouter à cette ressemblance, par la mémoire, il ressemble et s’unit au Père, auquel on attribue la puissance; par l’intelligence, il ressemble et s’unit au Fils, auquel on attribue la sagesse; par la volonté, il ressemble et s’unit au Saint Esprit, auquel on attribue la clémence, et qui est l’amour du Père et du Fils.

2. O Paul, saint Apôtre, vous avez bien connu cette vérité. Vous saviez parfaitement d’où vous veniez, où vous alliez; non seulement où vous alliez, mais par quel chemin vous alliez, car vous avez connu votre principe et votre fin, et par quelle voie vous alliez à votre fin. Aussi, vous avez uni les puissances de votre âme aux personnes divines. Vous avez uni votre mémoire au Père, en Vous rappelant parfaitement qu’il est le principe d’où procède toutes choses, non seulement les choses créées, mais encore, en leur manière, les personnes divines. Et par conséquent, vous n’avez pas douté qu’il ne fût votre principe.

3. Vous avez uni la puissance de votre intelligence au Fils, le Verbe, en comprenant parfaitement l’ordre qui ramène les choses créées à leur fin, qui est le même principe réglé par la sagesse du Verbe. Et pour que cela fût plus clairement manifesté, le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, afin qu’étant la Vérité, il traçât par ses œuvres la voie qui conduit à la vie pour laquelle nous étions créés, et dont nous étions privés.

4. Vous avez uni votre volonté au Saint Esprit, en aimant parfaitement cet amour, cette clémence que vous voyiez être la cause de votre création et de tous les dons gratuits que vous aviez reçu; et vous saviez que cette divine clémence agissait toujours uniquement pour votre bonheur et votre sanctification.

5. En ce jour le Verbe vous convertit de l’erreur à la vérité; vous avez reçu la grâce d’un ravissement où vous avez vu la divine Essence en trois personnes. Lorsque cette vision finit, et que vous êtes revenu à votre corps ou à vos sens, vous êtes resté revêtu seulement de la vision du Verbe incarné, et en la méditant vous avez compris que ce Verbe incarné, par ses souffrances continuelles, avait été la gloire de son Père et notre salut.

6. Alors vous êtes devenu avide et affamé de souffrances; vous oubliiez tout le reste, et vous confessiez que vous ne saviez autre chose que Jésus, et Jésus crucifié. Comme dans le Père et dans l’Esprit Saint ne peut se trouver la souffrance, vous paraissiez oublier ces deux Personnes divines, et vous disiez que vous ne connaissiez que le Fils Jésus, qui souffrit de si grands tourments; vous ajoutiez: Jésus crucifié.

XXIV – Prière faite à Rome.

1. O Dieu éternel, Père tout puissant! Feu qui brûlez toujours, Flamme ardente de charité, mon Dieu, mon Dieu! ce qui montre votre bonté et votre grandeur, c’est le présent que vous avez fait l’ l’homme. Ce présent, c’est vous tout entier, vous l’infinie, l’éternelle Trinité: et le lieu où vous avez daigné descendre pour vous donner, c’est l’étable de notre humanité, qui était devenue le repaire des animaux, c’est-à-dire des péchés mortels. Vous avez voulu y naître pour faire comprendre à quel degré de misère l’homme était parvenu par sa faute. Vous vous êtes donné tout entier en vous faisant semblable à notre humanité, et en vous unissant à elle.

2. O Dieu éternel! Dieu éternel, vous me dites de regarder votre Divinité, afin de me voir en vous, et de mieux connaître, par votre grandeur, ma misère et ma bassesse. Mais si je ne me dépouille pas d’abord de ma volonté propre, je ne puis vous voir. Vous m’avez enseigné qu’il fallait me dépouiller de ma volonté, en me connaissant moi-même, parce qu’en me connaissant je vous connais, et en vous connaissant mon âme se dépouille de sa volonté pour revêtir la vôtre.

3. Nous devons aussi arriver par la lumière à nous connaître en vous. O feu qui brûlez toujours, l’âme qui se connaît en vous, de quelque côté qu’elle se tourne, rencontre votre grandeur jusque dans les plus petites choses, dans les créatures raisonnables et dans tout ce que vous avez créé. Partout elle voit votre puissance, votre sagesse, votre bonté; car si vous n’en aviez pas eu le pouvoir, l’intelligence et la volonté, vous n’auriez pas tout créé vous êtes tout puissant, et vous avez manifesté votre puissance.

4. O âme misérable! tu ne t’es jamais connue en Dieu, parce que tu n’as pas dépouillé ta volonté corrompue, et que tu n’as pas revêtu la sienne. Comment voulez-vous, ô mon doux Amour, que je me regarde en vous? J’y vois que vous nous avez créés à votre image et ressemblance; j’y vois que vous, la Pureté même, vous vous êtes uni à la fange de notre humanité. C’est le feu de votre ineffable charité qui vous contraint et qui vous force à vous donner à nous en nourriture, vous, la Nourriture des anges, la souveraine, l’éternelle Pureté, qui demande tant de pureté, que, s’il était possible à la nature angélique de se purifier davantage, elle devrait le faire pour vous recevoir! Et comment l’âme se purifiera-t-elle? Par le feu de votre charité, en se lavant dans le sang de votre Fils unique.

5. O âme pleine de misère! comment t’approches-tu d’un si grand Sacrement sans mieux te purifier? N’as-tu pas honte, et n’es-tu pas digne d’habiter avec les bêtes et les démons, puisque tu accomplis les actes des bêtes, et que tu suis les inspirations du démon? O Bonté infinie! vous me montrez en vous que vous m’aimez, et que vous m’aimez gratuitement, afin que j’aime aussi d’un amour désintéressé mon prochain, et que je le serve spirituellement et corporellement autant que je le pourrai, sans espoir de récompense. Vous voulez que, malgré ses persécutions et son ingratitude, je ne l’abandonne jamais, et que je le secoure dans tous ses besoins.

6. Que ferai-je pour vous obéir? Je dépouillerai la corruption de ma volonté, je me regarderai en vous à la lumière le la foi, je me revêtirai de votre éternelle volonté, et je verrai que vous êtes, ô adorable Trinité, notre table, notre nourriture, notre serviteur. Oui, ô Père, vous êtes la table où nous est servi l’Agneau sans tache, votre Fils unique. Cet Agneau est notre suave et délicieuse nourriture; car il nous nourrit de sa doctrine, et il se donne dans la sainte communion pour nous soutenir et nous fortifier pendant le pèlerinage de cette vie. Le Salut Esprit est notre serviteur; car il nous sert cette doctrine qui éclaire notre intelligence et qui attire nos cœurs; il nous donne aussi cet amour du prochain, cette faim des âmes et du salut du monde pour l’honneur du Père. Aussi voyons-nous les âmes, éclairées en vous de la véritable lumière, ne laisser jamais s’écouler un instant sans se nourrir de cet amour et de ce désir du salut des âmes.

7. O infinie Bonté, vous nous montrez en vous les nécessités du monde, et surtout celles de la sainte Église, votre Épouse. Vous nous montrez l’amour que vous lui portez, puisque vous l’avez fondée dans le sang de votre Fils, et que vous l’y conservez. Vous montrez aussi votre amour pour votre Vicaire, puisque vous le rendez le dispensateur de ce précieux Sang. Je me regarderai en vous afin de devenir pure; et, lorsque vous m’aurez purifiée, je demanderai à votre miséricorde de jeter des regards de compassion sur les besoins de votre Église, et d’éclairer, de fortifier votre Vicaire. Éclairez aussi, ô Père très clément, vos serviteurs, pour qu’ils vous consultent en toute chose, et qu’ils soient fidèles aux lumières que vous leur donnez.

8. O souveraine Sagesse, non seulement vous avez créé l’âme, mais vous l’avez enrichie de trois puissances, de la mémoire, de l’intelligence et de la volonté; et ces puissances sont tellement unies, qu’il suffit d’une seule pour entraîner les autres. Si la mémoire s’occupe à voir votre bonté, aussitôt l’intelligence veut la comprendre, et la volonté veut l’aimer et suivre votre volonté. Pourquoi ne l’avez-vous pas créée seule? Parce que vous n’avez pas voulu qu’elle fût sans votre amour et sans celui du prochain; et quand elle est ainsi accompagnée, elle devient une même chose avec vous et avec le prochain. Alors s’accomplit cette parole de saint Paul: « Il y en a beaucoup qui courent dans la carrière, mais le prix n’appartient qu’à un seul ». (I Cor. IX, 24), c’est-à-dire à la charité.

9. Quand l’âme s’associe au péché, elle reste seule, parce qu’elle s’éloigne de vous, qui êtes le seul bien; et en s’éloignant de vous, elle se sépare de la charité du prochain et s’associe au néant du péché. J’ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi. Jamais je n’ai su me connaître en vous; c’est votre lumière qui fait voir tout le bien qu’on connaît. Dans votre nature, Dieu éternel, je connaîtrai ma nature. Et quelle est votre nature, ô Amour ineffable? C’est un feu, et vous avez donné de cette nature à l’homme en le créant par le feu de l’amour, ainsi que toutes les autres créatures. Homme ingrat, ton Dieu t’a donné sa nature, et tu n’as pas honte de détruire en toi cette noblesse, en commettant le péché.

10. O Dieu, mon doux Amour, comment ce qui n’a pas l’apparence du feu est-il un feu? Oui, tout est feu, parce que vous avez tout créé par le feu de la charité. La plante que porte la terre n’est pas la terre, elle tire cependant de la terre sa substance. Il est donc Vrai que vous n’êtes autre chose qu’un feu (Ce paragraphe se trouve dans le latin seulement).

11. Trinité éternelle, mon doux Amour, vous la Lumière véritable, donnez-nous la lumière: vous la Sagesse, donnez-nous la sagesse; vous la Force infinie, donnez-nous la force. Dissipez, je vous en conjure, nos ténèbres, afin que nous puissions vous connaître parfaitement, et suivre votre Vérité dans la sincérité et la simplicité du cœur. O Dieu, venez à notre aide, hâtez-vous de nous secourir. Ainsi soit-il.