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Miracle eucharistique à Lourdes en 1999 – Hostie en lévitation

Le dimanche 7 novembre 1999 à Lourdes, lors de l’Assemblée plénière des Évêques de France, une messe a été célébrée et diffusée en direct sur France 2. Au cours Épiclèse, c’est-à-dire la liturgique qui est l’appel que l’on adresse à l’Esprit-Saint pour qu’il vienne, par son opération divine, consacrer les offrandes présentées par l’Église à la messe, alors que les mots « Sanctifient ces offrandes en répandant sur elles… » l’hostie consacrée est entrée en lévitation. Voir la 39ième seconde de la vidéo.

La formule complète de l’appel est « Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur ».

Pratique de la dévotion des trois Ave Maria

Ave Maria Gratia Plena

Cette sainte dévotion consiste, essentiellement, d’après la révélation de la Bienheureuse Vierge à sainte Mechtilde, à réciter, tous les jours, trois Ave Maria pour remercier les Trois Personnes de la Sainte Trinité des admirables privilèges de Puissance, de Sagesse et de miséricordieuse Bonté qu’Elles ont départis à notre divine Mère, et obtenir, par son intercession, la grande grâce de la bonne mort (persévérance finale).

Chacun doit veiller à dire avec piété et dévotion ces Trois Ave Maria, tous les jours de sa vie, autant que possible, sans y manquer jamais, par sa faute ou par négligence, afin de mériter, chaque jour, la protection de la Reine du Ciel, et de s’assurer ainsi sa miséricordieuse assistance pour l’heure redoutable de la mort.

On peut réciter ces Trois Ave Maria plusieurs fois par jour, par dévotion, ainsi que le font quelques-uns, et même chaque fois qu’on entend les heures sonner; mais, d’après l’usage introduit et recommandé par les saints, spécialement par saint Léonard de Port-Maurice et saint Alphonse de Liguori, il convient de les réciter, le matin, en se levant, et le soir, avant de prendre son repos.

De plus, pour gagner les indulgences, il est en général nécessaire, d’ajouter certaines invocations. Ainsi on peut dire, à la fin des Trois Ave Maria : «Ô ma Mère, préservez-moi aujourd’hui du péché mortel.»

Telle était la méthode que, d’une manière générale, le grand docteur saint Alphonse de Liguori recommandait à tous les fidèles, dévots ou pécheurs, enfants ou vieillards; et il voulait qu’on n’y manquât jamais, tant il y attachait d’importance au point de vue de la vie chrétienne.

Cependant, à certaines personnes pieuses et surtout aux religieuses, il conseillait de dire, après chaque Ave Maria: «Par votre Conception Immaculée, ô Marie, purifiez mon corps et sanctifiez mon âme.»

Ces deux méthodes étant également bonnes, libre à chacun d’adopter celle qui a ses préférences, mais, d’une manière générale, nous recommandons la première, plus à la porté de tous, et plus conforme à la pratique des Trois Ave Maria révélée par la Très Sainte Vierge à sainte Mechtilde.

Le principal est de s’acquitter pieusement, chaque jour, autant que possible matin et soir, de la pratique adoptée.
Le moment le plus favorable pour réciter les Trois Ave Maria est celui du lever et celui du coucher. De la sorte, on ne serait pas exposé à les oublier.

On pourrait encore, pourvu toutefois que l’on soit bien fidèle à sa prière du matin et du soir, les réciter immédiatement après celle-ci.
Si malgré tout, par négligence ou sous prétexte d’un travail pressant, on était tenté d’omettre sa prière ordinaire du matin ou du soir, au moins que les fidèles n’omettent pas la récitation si courte des Trois Ave Maria, pour se mettre sous la protection de la Très Sainte Vierge pendant le jour et pendant la nuit.

Beaucoup de bons chrétiens et de pauvres pécheurs ont dû leur salut éternel, on n’en peut douter, à leur fidélité constante à cette salutaire pratique.

La perfection de cette pratique demande qu’on récite les Trois Ave Maria à genoux, et même, si l’on veut, «profondément incliné», comme le demandait saint Léonard de Port-Maurice, ou encore «la face contre terre», selon la pratique conseillée par saint Alphonse de Liguori. Toutefois, il suffit de les réciter à genoux, ou même, si l’on en est empêché, dans une autre position convenable, même étant couché.

L’essentiel, nous l’avons dit, est de réciter les Trois Ave Maria avec piété, en l’honneur de la divine Marie et en vue d’obtenir sa maternelle protection pendant la vie et à l’heure de la mort.

S’il en est ainsi, cette bonne Mère ne manquera pas à sa promesse.
En vertu de sa Puissance, de sa Sagesse et de sa Miséricorde, elle obtiendra aux fidèles dévots des Trois Ave Maria, toutes les grâces nécessaires, soit pour être préservés du péché mortel, soit pour se convertir, faire une bonne mort et ainsi aller au ciel.

 

Source

La Trinité dans la bible, Jésus est-il Dieu?

La Trinité dans l’ancien testament – Deux personnes révélées dans le premier verset

Genèse 1, 1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide; les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Dieu étant Esprit, l’Esprit de Dieu est l’Esprit de l’Esprit (Dieu)

Genèse 1, 26  Puis Dieu dit: » Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre. «

Dieu parle à au moins une autre personne quand Il dit : Faisons l’homme…

L’Esprit-Saint

Actes des Apôtres 2, 1 Comme le jour de la Pentecôte était arrivé, ils étaient tous ensemble au même (lieu). Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Et ils virent paraître des langues séparées, comme de feu; et il s’en posa (une) sur chacun d’eux. Et tous furent remplis d’Esprit-Saint, et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait de proférer.

L’apôtre Jean reconnait Jésus comme Dieu et rapporte le témoignage de Jean-Le-Baptiste (le précurseur)

Jean 1: 1  Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui: non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière. La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde. Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu sont nés. Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité.

Jésus parlant de la trinité

Mathieu 28, 16  Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. En le voyant, ils se prosternèrent; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus s’approchant leur parla ainsi: » Toutes puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde. «

Jean-Baptiste parlant de Jésus qui baptisera par l’Esprit-Saint

Matthieu 3:11 » Moi, je vous baptise dans l’eau pour le repentir; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales; lui, il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu. Dans sa main est le van: il nettoiera son aire, il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point. «

Nom de Dieu dans l’ancien testament

Exode 3,14 Moïse dit à Dieu: « Voici, j’irai vers les enfants d’Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. S’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? » Et Dieu dit à Moïse: « Je suis celui qui suis » Et il ajouta: « C’est ainsi, que tu répondras aux enfants d’Israël: Celui qui est m’envoie vers vous. »

Exode 6,3  Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme Dieu tout-puissant mais sous mon nom de Yahweh, je ne me suis pas fait connaître à eux.

Jésus se déclarant Dieu

Jean 8:57  Les Juifs lui dirent: « Vous n’avez pas encore cinquante ans, et vous avez vu Abraham? » Jésus leur répondit: « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fut, je suis. » Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter; mais Jésus se cacha, et sortit du temple.

Jean 10: 22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace; c’était l’hiver; Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l’entourèrent donc et lui dirent: « Jusques à quand tiendrez-vous notre esprit en suspens? Si vous êtes le Christ dites-le nous franchement. » Jésus leur répondit: « Je vous l’ai dit, et vous ne me croyez pas: les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi; Mais vous ne me croyez point, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix. Je les connais et elles me suivent. Et je leur donne une vie éternelle, et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père qui me les a données, est plus grand que tous, et nul ne peut les ravir de la main de mon Père. Mon père et moi nous sommes un. » Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit: « J’ai fait devant vous beaucoup d’œuvres bonnes qui venaient de mon Père: pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous? » Les Juifs lui répondirent: « Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce que, étant homme, vous vous faites Dieu; Jésus leur répondit: « N’est-il pas écrit dans votre Loi: J’ai dit: vous êtes des dieux? Si la Loi appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Écriture ne peut être anéantie, comment dites-vous à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde: Vous blasphémez, parce que j’ai dit: Je suis le Fils de Dieu? Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, alors même que vous ne voudriez pas me croire, croyez à mes œuvres: afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père. »

Consécration à l’Esprit Saint

Un véritable adorateur doit se consacrer à l’Esprit Saint chaque jour,  mais le feu qui l’embrase ne lui permet plus de se consacrer seul; il désire consacrer beaucoup de frères et sœurs avec lui.

O ESPRIT SAINT, PAR MARIE, je me consacre à toi; je te consacre ma famille, mes amis, mes ennemis. Je te consacre toutes les personnes que je vais rencontrer aujourd’hui,  toutes les personnes à qui j’ai promis des prières.

Je te livre mon intelligence et leur intelligence. Viens les remplis de ta lumière et de ta parole de science; je te donne mon imagination et leur imagination, ma mémoire et leur mémoire, mes sens et leur sens; viens les transfigurer par ta présence pacifiante.

ESPRIT D’AMOUR, je te consacre mon cœur et leur cœur, pour que tu les changes avec le Cœur miséricordieux de Jésus, notre Sauveur.

ESPRIT DE FEU, ravive constamment le feu sacré en moi et en eux.

O ESPRIT DE FORCE, je te consacre ma volonté et leur volonté afin que par nos moindre actions, Jésus continue d’accomplir toutes les guérisons et tous les miracles qu’il souhaite accomplir dans son peuple.

ESPRIT DE PUISSANCE, je te don ne ma bouche et leur bouche afin que tu parles à travers nous, que nos paroles aient la puissance du Verbe de Dieu pour propager la Bonne Nouvelle, multiplier les conversions et faire éclater la Gloire de notre Père du ciel.

ESPRIT DE SAINTETÉ, je te consacre mes mains et leurs mains afin qu’à chaque instant, elles répètent les gestes de bonté et de compassion de Jésus dans ce monde si troublé.

ESPRIT CRÉATEUR, je te consacre mon corps et leur corps, avec nos fatigues et nos maladies, crée en nous de nouvelles forces par ton souffle de résurrection.

ESPRIT DE SAGESSE , je te consacre tout mon être et tout leur être; fais-nous savourer la présence de Dieu afin que Jésus, Sagesse éternelle, puisse transparaître à travers tout notre être et régner sur l’Univers.

Amen.

(Sr Claire Gagné)

Dévotion au Saint-Esprit

J’ai vu devant moi une colombe, et au-dessus d’elle un calice qui débordait, comme s’il y avait eu une source dedans; et ce qui débordait arrosait la colombe et la lavait. En même temps, j’entendis une voix qui sortait de cette lumière admirable Elle dit:

« Si tu veux Me chercher Me connaître et Me suivre, invoque la Lumière, c’est à dire l’Esprit-Saint, qui a éclairé mes disciples et qui éclaire tous les peuples qui l’invoquent….

Je vous le dis en vérité en vérité, en vérité, qui conque invoquera l’Esprit-Saint Me cherchera et me trouvera, et c’est par lui qu’il me trouvera. Sa conscience sera délicate comme la fleur des champs; et si c’est un père ou une mère de famille, la paix sera dans sa famille, et la paix sera dans son cœur dans ce monde et dans l’autre. Il ne mourra pas dans les ténèbres, mais dans la paix.

Je désire ardemment que vous disiez, que tous les prêtres qui diront une fois le mois la messe du Saint-Esprit, l’honoreront. Et quiconque L’honorera et entendra cette messe, sera honoré par l’Esprit-Saint lui-même, parce qu’il aura la lumière en lui; la paix sera au fond de son âme. C’est lui qui viendra guérir les malades et réveiller ceux qui dorment…

Pour preuve de ceci, tous ceux qui diront cette messe ou l’entendront et qui invoqueront l’Esprit-Saint, n’en sortiront pas sans éprouver une paix au fond de leur âme. Ils ne mourront pas dans les ténèbres. »

Alors j’ai dit: « Seigneur que puis-je faire, moi? Personne ne me croira; Vous voyez l’état ou je suis »

Et Il m’a répondu: « Quand le moment sera venu, moi, je ferai tout, et tu n’y seras pour rien »

La véritable dévotion au Saint-Esprit

Il m’a semblé voir Notre-Seigneur debout, appuyé contre un arbre; et autour de lui, étaient du froment et des raisins qui avaient mûri par l’odeur de la lumière que répandait Notre-Seigneur.

Alors j’entends une voix me dire: « Le monde et les communautés religieuses cherchent des nouveautés dans les dévotions et négligent la véritable dévotion au Paraclet. C’est pour cela qu’il y a l’erreur, désunion, et qu’il n’y a pas la paix et la lumière. On n’appelle pas la lumière comme elle devrait être appelée; et c’est elle qui fait connaître la vérité. Même dans les séminaires, on néglige… Les persécutions règnent et la jalousie existe entre les ordres religieux; et c’est pour cela que le monde est dans les ténèbres. Toute personne, dans le monde ou dans les communautés qui invoquera l’Esprit-Saint et aura sa dévotion, ne mourra pas dans l’erreur. Tout prêtre qui prêchera cette dévotion recevra la lumière pendant qu’il en parlera aux autres ».

Esprit-Saint, inspirez-moi.
Amour de Dieu, consumez-moi.
Au vrai chemin conduisez-moi.
Marie, ma Mère, regardez-moi.
Avec Jésus, bénissez-moi.
De tout mal, de toute illusion,
de tout danger préservez-moi.

Il m’a été dit que, dans l’univers entier, il faut établir que chaque prêtre dise une messe au Saint-Esprit tous les mois, et tous ceux qui y assisteront auront une grâce et une lumière toute particulière.

Il m’a été dit encore que le jour vient ou Satan singera, en des personnes du monde, des prêtres et des religieuses, la forme de Notre Seigneur et ses propres paroles. Mais celui qui invoquera l’Esprit-Saint découvrira l’erreur.

»J’ai vu tant de choses au sujet de cette dévotion qu’il y en aurait pour écrire des volumes. Mais je ne saurais le rendre. Et puis, je suis une ignorante, qui ne sais ni lire ni écrire. Le Seigneur découvrira la Lumière à qui Il voudra… »

Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié (1878-08-26)

La Pentecôte – La descente de l’Esprit-Saint

Vision du dimanche 27 avril 1947

Il n’y a pas de voix ni de bruits dans la maison du Cénacle. Il n’y a pas de disciples présents, du moins je n’entends rien qui me permette de dire que dans les autres pièces de la maison sont rassemblées des personnes. Il y a seulement la présence et les voix des douze et de Marie très Sainte, rassemblés dans la salle de la Cène.

La pièce semble plus vaste car le mobilier, disposé différemment, laisse libre tout le milieu de la pièce et aussi deux des murs. Contre le troisième on a poussé la table qui a servi pour la Cène, et entre eux et les murs, et aussi aux deux côtés les plus étroits de la table, on a mis les lits-sièges qui ont servi à la Cène et le tabouret qui a servi à Jésus pour le lavement des pieds. Pourtant ces lits ne sont pas disposés perpendiculairement à la table comme pour la Cène, mais parallèlement, de façon que les apôtres puissent rester assis sans les occuper tous, en laissant pourtant un siège, le seul mis verticalement par rapport à la table, tout entier pour la Vierge bénie qui est au milieu de la table, à la place qu’à la Cène occupait Jésus.

Il n’y a pas de nappe ni de vaisselle sur la table, les crédences sont dégarnies et aussi les murs de leurs ornements. Seul le lampadaire brûle au centre, mais avec la seule flamme centrale allumée; l’autre cercle de petites lampes qui sert de corolle au bizarre lampadaire est éteint.

Les fenêtres sont fermées et barrées par une lourde barre de fer qui les traverse. Mais un rayon de soleil s’infiltre hardiment par un petit trou et descend comme une aiguille longue et fine jusqu’au pavé où il dessine une tache lumineuse.

La Vierge, assise seule sur son siège, a à ses côtés, sur des sièges : Pierre et Jean, Pierre à droite, Jean à gauche. Mathias, le nouvel apôtre, est entre Jacques d’Alphée et le Thaddée. La Vierge a devant elle un coffre large et bas de bois foncé et qui est fermé.

Marie est vêtue de bleu foncé. Elle a sur ses cheveux son voile blanc et par-dessus un pan de son manteau. Les autres ont tous la tête découverte.

Marie lit lentement à haute voix, mais à cause du peu de lumière qui arrive jusque là, je crois plutôt qu’au lieu de lire elle répète de mémoire les paroles écrites sur le rouleau qu’elle tient déplié. Les autres la suivent en silence, en méditant. De temps à autre ils répondent si le cas se présente.

Marie a le visage transfiguré par un sourire extatique. Qui sait ce qu’elle voit, de si capable d’allumer ses yeux comme deux claires étoiles, et de rougir ses joues d’ivoire comme si une flamme rose se réfléchissait sur elle ? C’est vraiment la Rose mystique…

Les apôtres se penchent en avant, en se tenant un peu de biais pour voir son visage pendant qu’elle sourit si doucement et qu’elle lit. Sa voix semble un cantique angélique. Pierre en est tellement ému que deux grosses larmes tombent de ses yeux et, par un sentier de rides gravées aux côtés de son nez, elles descendent se perdre dans le buisson de sa barbe grisonnante. Mais Jean reflète son sourire virginal et s’enflamme d’amour comme elle, pendant qu’il suit du regard ce que lit la Vierge sur le rouleau, et quand il lui présente un nouveau rouleau il la regarde et lui sourit.

La lecture est finie. La voix de Marie s’arrête et on n’entend plus le bruissement des parchemins déroulés et enroulés. Marie se recueille en une oraison secrète, en joignant les mains sur sa poitrine et en appuyant sa tête contre le coffre. Les apôtres l’imitent…

Un grondement très puissant et harmonieux, qui rappelle le vent et la harpe, et aussi le chant d’un homme et le son d’un orgue parfait, résonne à l’improviste dans le silence du matin. Il se rapproche, toujours plus harmonieux et plus puissant, et emplit la Terre de ses vibrations, il les propage et il les imprime à la maison, aux murs, au mobilier. La flamme du lampadaire, jusqu’alors immobile dans la paix de la pièce close, palpite comme investie par un vent, et les chaînettes de la lampe tintent en vibrant sous l’onde de son surnaturel qui les investit.

Les apôtres lèvent la tête effrayés. Ce bruit puissant et très beau, qui possède toutes les notes les plus belles que Dieu ait données au Ciel et à la Terre, se fait de plus en plus proche, alors certains se lèvent, prêts à s’enfuir, d’autres se pelotonnent sur le sol en se couvrant la tête avec leurs mains et leurs manteaux, ou en se frappant la poitrine pour demander pardon au Seigneur. D’autres encore se serrent contre Marie, trop effrayés pour conserver envers la Toute Pure cette retenue qu’ils ont toujours eue. Seul Jean ne s’effraie pas car il voit la paix lumineuse de joie qui s’accentue sur le visage de Marie qui lève la tête en souriant à une chose connue d’elle seule, et qui ensuite glisse à genoux en ouvrant les bras, et les deux ailes bleues de son manteau ainsi ouvert s’étendent sur Pierre et Jean qui l’ont imitée en s’agenouillant. Mais tout ce que j’ai gardé en détail pour le décrire s’est passé en moins d’une minute.

Et puis voilà la Lumière, le Feu, l’Esprit-Saint, qui entre avec un dernier bruit mélodieux sous la forme d’un globe très brillant et ardent dans la pièce close, sans remuer les portes et les fenêtres, et qui plane un instant au-dessus de la tête de Marie à environ trois palmes de sa tête qui est maintenant découverte, car Marie, voyant le Feu Paraclet, a levé les bras comme pour l’invoquer et a rejeté la tète en arrière avec un cri de joie, avec un sourire d’amour sans bornes. Et après cet instant où tout le Feu de l’Esprit-Saint, tout l’Amour est rassemblé au-dessus de son Épouse, le Globe très Saint se partage en treize flammes mélodieuses et très brillantes, d’une lumière qu’aucune comparaison terrestre ne peut décrire et descend pour baiser le front de chaque apôtre.

Mais la flamme qui descend sur Marie n’est pas une flamme dressée sur son front qu’elle baise, mais une couronne qui entoure et ceint, comme un diadème, sa tête virginale, en couronnant comme Reine la Fille, la Mère, l’Épouse de Dieu, la Vierge incorruptible, la toute Belle, l’éternelle Aimée et l’éternelle Enfant, que rien ne peut avilir, et en rien, Celle que la douleur avait vieillie, mais qui est ressuscitée dans la joie de la résurrection, partageant avec son Fils un accroissement de beauté et de fraîcheur de la chair, du regard, de la vitalité, ayant déjà une anticipation de la beauté de son Corps glorieux monté au Ciel pour être la fleur du Paradis.

L’Esprit-Saint fait briller ses flammes autour de la tête de l’Aimée. Quelles paroles peut-Il lui dire ? Mystère ! Son visage béni est transfiguré par une joie surnaturelle, et rit du sourire des Séraphins pendant que des larmes bienheureuses semblent des diamants qui descendent le long des joues de la Bénie, frappées comme elles le sont par la Lumière de l’Esprit-Saint.

Le Feu reste ainsi quelque temps… Et puis il se dissipe… De sa descente il reste comme souvenir un parfum qu’aucune fleur terrestre ne peut dégager… Le Parfum du Paradis…

Les apôtres reviennent à eux…

Marie reste extasiée. Elle croise seulement les bras sur sa poitrine, ferme les yeux, baisse la tête… Elle continue son colloque avec Dieu… insensible à tout…

Personne n’ose la troubler.

Jean dit en la désignant : « C’est l’autel. Et c’est sur sa gloire que s’est posée la Gloire du Seigneur… »

« Oui. Ne troublons pas sa joie. Mais allons prêcher le Seigneur et que soient connues ses œuvres et ses paroles parmi les peuples » dit Pierre avec une surnaturelle impulsivité.

« Allons ! Allons ! L’Esprit de Dieu brûle en moi » dit Jacques d’Alphée.

« Et il nous pousse à agir. Tous. Allons évangéliser les gens. »

Ils sortent comme s’ils étaient poussés ou attirés par un vent ou par une force irrésistible.

Jésus dit :

« Et ici prend fin l’Œuvre que mon amour pour vous a dictée, et que vous avez reçue à cause de l’amour qu’une créature a eu pour Moi et pour vous.

Elle se termine aujourd’hui : Commémoration de Sainte Zita de Lucques, humble servante qui servit son Seigneur dans la charité dans cette Église de Lucques dans laquelle j’ai amené, de lieux lointains, mon petit Jean pour qu’il me serve dans la charité et avec le même amour de Sainte Zita pour tous les malheureux.

Zita donnait son pain aux pauvres. en se souvenant que je suis en chacun d’eux et bienheureux seront à mes côtés ceux qui auront donné du pain et à boire à ceux qui ont soif et faim.

Marie-Jean a donné mes paroles à ceux qui languissent dans l’ignorance ou dans la tiédeur ou le doute en matière de Foi, en se rappelant ce qui est dit par la Sagesse que ceux qui se donnent du mal pour faire connaître Dieu brilleront comme des étoiles dans l’éternité, en glorifiant leur Amour en le faisant connaître et aimer, et à beaucoup de gens.

Et elle se termine aussi aujourd’hui, jour auquel l’Église élève sur les autels le pur lys des champs, Marie Thérèse Goretti, dont la tige fut brisée alors que la corolle était encore en bouton. Et brisée par qui, sinon par Satan, envieux de cette candeur qui resplendissait plus que son ancien aspect angélique ? Brisée parce que sacrée pour son divin Amant. Marie, vierge et martyre de ce siècle d’infamies où on méprise même l’honneur de la Femme, en crachant la bave des reptiles pour nier le pouvoir de Dieu de donner une demeure inviolée à son Verbe qui s’est incarné par l’œuvre de l’Esprit-Saint pour sauver ceux qui croient en Lui.

Marie-Jean aussi est victime de la Haine qui ne veut pas que l’on célèbre mes merveilles avec l’Œuvre, arme puissante pour lui arracher tant de proies. Mais Marie-Jean sait aussi, comme le savait Marie Thérèse, que le martyre, quelque nom et quelque aspect qu’il ait, est une clef pour ouvrir sans retard le Royaume des Cieux à ceux qui le souffrent pour continuer ma Passion.

L’Œuvre est finie.

Et avec sa fin, avec la descente de l’Esprit-Saint, se conclut le cycle messianique que ma Sagesse a éclairé depuis son aube : la Conception Immaculée de Marie, jusqu’à son couchant : la descente de l’Esprit-Saint. Tout le cycle messianique est œuvre de l’Esprit d’Amour pour qui sait, bien voir. Il est donc juste de le commencer avec le mystère de l’Immaculée Conception de l’Épouse de l’Amour et de le conclure avec le sceau du Feu Paraclet sur l’Église du Christ.

Les œuvres manifestes de Dieu, de l’Amour de Dieu, prennent fin avec la Pentecôte. Depuis lors continue l’intime, le mystérieux travail de Dieu dans ses fidèles, unis au Nom de Jésus dans l’Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique, Romaine, et l’Église, c’est-à-dire ce rassemblement des fidèles : pasteurs, brebis et agneaux, peut avancer sans errer, grâce à l’opération spirituelle, continuelle de l’Amour, Théologien des théologiens, Celui qui forme les vrais théologiens, que sont ceux qui sont perdus en Dieu et ont Dieu en eux : la vie de Dieu en eux grâce à la direction de l’Esprit de Dieu qui les conduit, que sont ceux qui sont vraiment « fils de Dieu » selon la pensée de Paul.

Et au terme de l’Œuvre je dois mettre encore une fois la plainte que j’ai mise à la fin de chaque année évangélique, et dans la douleur de voir mépriser mon don, je vous dis : « Vous n’aurez pas autre chose puisque vous n’avez pas su accueillir ce que je vous ai donné ». Et je vous dis aussi ce que je vous ai fait dire pour vous rappeler sur le droit chemin l’été passé (21-5-46) : « Vous ne me verrez pas jusqu’à ce que vienne le jour dans lequel vous direz : « Béni Celui qui vient au nom du Seigneur ».

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